Coronavirus et confinement : passer l’onde de choc

Dans le canton de Vaud nous ne sommes pas encore en confinement complet, mais ça ne saurait tarder. Ce fichu virus nous aura bien eus.

Pas besoin de culpabiliser, nous avons été une majorité à nous dire « SRAS, H1N1, oui c’est bon on connait… » ou bien « oui enfin c’est jamais qu’une grippette »… Il nous a bien eus ce vilain Covid-19, à nous faire croire qu’il ne prendrait pas l’avion, qu’il ne s’inviterait pas partout dans le monde, qu’il ne s’immiscerait pas dans la vie de chacun, qu’il ne mettrait pas une pagaille monstre.

Les gouvernements aussi se sont faits avoir. Entre pondérance et principe de précaution, ça n’été pas non plus facile pour eux de prendre les bonnes mesures. Et quand ils se sont décidés, on peut leur reconnaitre une chose : ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère !

Vendredi soir nous avons tous été sonnés par l’ampleur des mesures. Je parle ici du canton de Vaud mais c’est presque partout pareil : fermeture des écoles pour 6 semaines, rien que ça ! Comment allons-nous travailler avec nos enfants à la maison ? Comment leur faire suivre le programme ? Est-ce qu’on pourra toujours sortir ? Aller faire des courses ? Et, question manifestement très importante pour beaucoup, y aura-t-il assez de pâtes et de papier toilette pour tout le monde ?

Je crois que la vraie question ici est plus : et si on se calmait deux minutes ?

Nous avons cette tendance à paniquer et c’est normal, car la situation est inédite. Nous n’avons aucun référentiel, nos parents ne nous ont jamais parlé d’une situation comme celle-ci car ils ne l’ont jamais vécue. Nos grands-parents peut-être auront-ils connu un confinement, mais en tous cas, ce n’est pas quelque chose que nos cerveaux avaient envisagé de vivre un jour.

Soyez indulgents avec vous-mêmes, laissez-vous du temps pour digérer la chose, c’est normal de se sentir décontenancé. C’est comme si on s’était tous pris en meme temps une baie vitrée, lancé à plein élan. Ca nous a sonné, on a vacillé, on a eu peur, mais on se laisse un peu de temps et on retrouve notre équilibre. Il est temps d’utiliser notre super pouvoir : la résilience !

Nous avons la chance de vivre dans un pays avec des institutions solides, qui ne vont pas nous laisser tomber. Les enseignants se mobilisent, les dirigeants savent que nous perdons de l’argent, personne n’est entrain de nous dire « chacun pour soi et Dieu pour tous » ici.

Restons calmes et solidaires. CA VA ALLER. Laissons-nous le temps de retomber sur nos pattes et de retrouver notre équilibre. CA VA ALLER.

Et rappelons-nous que face à cette saleté de virus, il n’existe qu’une seule réponse : la distanciation sociale ! On se tient à 2m, on change de trottoir, on fait tout pour que ce satané Covid-19 se retrouve sans hôte et meurt de faim. En gros, on le prive du gîte et du couvert.

On agit intelligemment, solidairement, on reste à la maison, on suit les consignes, et CA VA ALLER.